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Ecole de Santé des Armées

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Valérie ANDRE

Mise à jour :08/03/2018
 

Valérie André est une femme de vocation.

Très jeune déjà, elle veut devenir médecin et piloter des avions, fonction interdite aux femmes.La guerre d'Indochine lui permettra de contourner l'obstacle et de parvenir à ses fins.

Adolescente, alors qu'elle réside à Strasbourg, elle profite de l'essor de "l'aviation populaire" pour suivre des cours de pilotage. Avec l'invasion allemande de 1940, elle fuit l'Alsace pour rejoindre Clermont-Ferrand, où s'est repliée la faculté de Médecine de Strasbourg. L'invasion du sud de la France en novembre 1942 la contraint à un nouveau départ. Pour échapper aux autorités allemandes qui recherchent les étudiants d'origine alsacienne dans l'ancienne zone libre, elle part pour Paris. Elle y poursuit ses études et obtient son diplôme de docteur en médecine peu après la guerre. A la même époque, elle assure l'encadrement médical d'une préparation militaire parachutiste et réalise ses premiers sauts.

En 1948, à la suite d'une pénurie en médecins militaires, le doyen de la faculté de Médecine de Paris lance un appel en faveur de l'engagement volontaire d'étudiants pour servir en Extrême Orient. Valérie André saisit cette opportunité. Elle s'engage dans l'armée et rejoint l'Indochine comme médecin-capitaine le 9 janvier 1949. Elle y est tout d'abord affectée à l'hôpital de My Tho, puis rejoint l'hôpital Costes de Saigon, où elle est assistante en neurochirurgie. Lorsque ses supérieurs apprennent qu'elle est également parachutiste, ils lui proposent de suivre une formation complémentaire en chirurgie de guerre. Elle est alors employée au soutien sanitaire des petits postes isolés qui ne peuvent être joints que par des personnels parachutés. Elle effectue sa première mission sur le HAUT-LAOS.
De retour en France, Valérie André rejoint donc un cours de formation au pilotage d'hélicoptères en juin 1950. Elle repart pour l'Indochine en octobre suivant. Elle exerce désormais les fonctions de pilote d'hélicoptère (un Hiller 360), spécialisée dans les évacuations sanitaires. Elle totalise, dans des conditions périlleuses, 129 missions de guerre comme pilote d’hélicoptère et évacue, seule à bord, 165 blessés.

Cinq citations avec croix de guerre TOE, dont quatre à l’ordre de l’armée, ainsi que la croix de chevalier de la Légion d’honneur pour faits de guerre viennent récompenser sa brillante conduite au feu.
En 1952, elle est intégrée dans les cadres de l’armée d’active avec le grade de médecin capitaine. De retour en France, elle rejoint le centre d’essais en vol de Brétigny-sur-Orge.
Affectée en 1959 en Algérie, comme médecin adjoint de la base de Boufarik, puis comme médecin-chef de l'Escadre d'Hélicoptères n°3, stationnée à la Réghaïa.  Elle y effectue 356 missions en tant que pilote. Deux citations à l’ordre du corps aérien avec croix de la valeur militaire lui sont attribuées.

La fin de la guerre d'Algérie la ramène en France, où elle poursuit une brillante carrière d'officier du Service de Santé. Médecin-chef de la base aérienne de Villacoublay, puis conseiller du Commandement du transport aérien militaire (COTAM), elle est la première femme à être nommée officier général. C’est au poste de directeur du service de santé de la 2e région aérienne qu’elle quitte le service actif en 1981.
Grand-croix de la Légion d’honneur et grand-croix de l’ordre national du Mérite, le médecin général inspecteur (2S) Valérie André est également titulaire de la médaille de l’aéronautique et de la médaille de vermeil d’honneur du service de santé des armées.

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