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Commémoration de Diên Biên Phû

Mise à jour :16/05/2014  - Direction :  ESA / BAP / CI-CIP

 Mercredi 7 mai 2014, Hommage aux anciens combattants du Service de santé des armées à Diên Biên Phû et en Indochine à l’Ecole de santé des armées (ESA)

Le 7 mai 1954, il y a 60 ans jour pour jour, le camp retranché de Diên Biên Phû tombait après plus de 56 jours de combats acharnés. Au terme de sacrifices immenses, les combattants de l'Union Française cessaient le combat. Les pertes du corps expéditionnaire français en Extrême Orient s’élevèrent à 2 293 morts, 5 195 blessés, 11 721 prisonniers (dont 3 290 survivront et seront libérés en août et septembre 1954 et 7 801 mourront ou disparaîtront en captivité). Le Viet Minh subit quant à lui des pertes de l’ordre de 8 à 12 000 tués et de 15 à 30 000 blessés.

Les deux mois suivants verront les derniers combats menés par le corps expéditionnaire dans le delta du Tonkin et sur les plateaux d’Annam avant que les accords de Genève ne marquent la fin des hostilités le 21 juillet 1954.

En souvenir de cette terrible bataille durant laquelle les médecins, infirmiers et auxiliaires sanitaires se sont tant illustrés, l’École de santé des armées a organisé une commémoration s’articulant en plusieurs moments forts.

Après l’accueil des invités à 14h30, une cérémonie religieuse a été célébrée à la chapelle de l’Ecole. Puis à 16H30, une cérémonie militaire présidée par le Médecin général des armées Jean-Marc Debonne, directeur central du service de santé des armées, s’est déroulée en l’honneur des morts du Service de Santé des Armées lors de la bataille ou en captivité.

La 4ème compagnie de l’ESA (compagnie Le Nepvou De Carfort), un détachement du Régiment médical, de nombreux invités et les cadres de l’École ont participé à la cérémonie. 

Quatre gerbes ont été déposées : la première par M. Canzano, infirmier d’antenne lors des combats de Diên Biên Phû, la seconde par les Médecins en chefs ® Ernest Hantz, Emile Pons et Sauveur Verdaguer, médecins de bataillon ou d’antenne lors des combats de Diên Biên Phû, la troisième par le Médecin général inspecteur(2s) Valérie André, ancienne résistante, première femme à atteindre le grade d’officier général, médecin capitaine et pilote d’hélicoptère durant la guerre d’Indochine et la dernière par le Médecin général des armées Jean-Marc Debonne et le Médecin général inspecteur Jean-Didier Cavallo, commandant l’ESA. 

Une plaque a ensuite été inaugurée en salle de traditions, puis un coquetel dînatoire fut servi avant le début de la conférence à 19H. Dans l’amphithéâtre Strasbourg, deux médecins militaires présents à Diên Biên Phû, les médecins Sauveur Verdaguer et Ernest Hantz firent chacun des témoignages très réalistes et saisissants de l’action du Service de Santé à Diên Biên Phû.  Durant cette bataille, les médecins militaires et les infirmiers ont soigné quelques 5 000 blessés dans les 14 infirmeries des bataillons. Entre le 13 mars et le 7 mai, 2 156 blessés graves furent pris en compte et plus de 1 154 furent opérés dans d’effroyables conditions. Les jeunes médecins tout juste formés officiaient dans des abris de fortune soumis aux  bombardements et manquaient parfois du matériel le plus élémentaire. La fin des combats ne mit en rien un terme aux épreuves car commençait une période de captivité tout aussi meurtrière. Plus de 18 médecins et une quarantaine d'infirmiers ont été internés dans des conditions épouvantables dans les camps Viet-Minh. C’est ce témoignage d’une expérience humaine et d’un pan de l’histoire du Service que nos anciens souhaitaient apporter aux élèves de l’ESA.

Ces jeunes médecins, pour la plupart à peine sortis d’École, ont su faire preuve d’un grand courage et d’un remarquable esprit de sacrifice. Avec les infirmiers militaires et les convoyeuses de l’air qui sauvèrent de nombreux blessés, dans le dénuement et les conditions extrêmes qui marquèrent leur quotidien durant la bataille, ils furent tous l’honneur du Service de santé militaire français. 

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